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  • Épuisement des ressources naturelles : l’avenir de la construction

Notre tuto de la maison écolo !

Notre terre possède de nombreuses ressources naturelles. Certaines sont non renouvelables, on ne peut pas les reproduire. Ces ressources naturelles peuvent donc être complètement épuisées et ne devraient pas manquer de l’être dans les années à venir. Il s’agit du pétrole, du charbon, de certains minerais, etc. D’autres se régénèrent en permanence et sont donc dites « renouvelables ».

Malheureusement, suite aux extractions et à l’exploitation effrénée par l’homme de ces ressources peuvent s’épuiser puisque le temps accordé pour son renouvellement est insuffisant. Cette surconsommation de matière a engendré l’épuisement de certaines ressources et a ainsi entrainé de nombreux bouleversements : la biodiversité, les ressources végétales (dues à la déforestation, prélèvement végétal), des espèces, etc. En 2019, le « jour du dépassement », a été estimé au 29 juillet. Nous avons donc consommé en 6 mois l’ensemble des ressources que la terre est capable de produire en un an. Depuis cette date, l’Homme puise donc de manière irréversible dans les réserves non renouvelables et donc épuisables de la terre.

Le monde de la construction est un secteur plus polluant à cause de ses matériaux, comme le ciment, qui rejettent beaucoup de co2. Il est aussi un secteur où les matières premières, non renouvelables, sont beaucoup utilisées et difficiles à substituer. Difficiles, mais pas impossible.

Les matériaux de construction alternatifs et éco responsables sont à privilégier

Des matériaux naturels à l’empreinte écologique moindre permettent de construire des maisons moins énergivores et donc plus respectueuses de l’environnement. Voici les matières naturelles mises à l’honneur :

Le bois

Le bois peut être utilisé de différentes manières dans la construction mais concerne, aujourd’hui, essentiellement l’ossature. Malgré un taux d’énergie grise élevé, il reste un matériau approprié pour les maisons écologiques. Recyclable et renouvelable, il connaît une capacité d’isolation 15 fois supérieure au béton et ne déverse aucun CO2 après pose. C’est l’une des raisons pour laquelle les pays nordiques, Suède, Finlande et Norvège ainsi que le Canada sont les principaux pays experts de ce matériau. L’utilisation du bois massif a connu un coup de jeune et est à présent utilisé cordé, empilé ou en parpaing. Le bois cordé est de moins utilisé dans son pays d’origine, le Canada, puisqu’il nécessite une main d’œuvre nombreuse et que son isolation reste faible. En effet, l’humidité allouée au bois lors de la construction entraîne une rétractation de celui-ci et donc de sérieux problème d’étanchéité malgré la forte épaisseur des murs porteurs (30 à 50cm).

La technique du bois empilé, plus répandue, a commencé avec les chalets dans les montagnes afin d’intégrer visuellement l’habitation dans le paysage et de la rendre éco responsable (La Mira Ra). Aujourd’hui, elle s’applique aussi aux maisons résidentielles. La technique du madrier permet des meilleurs résultats en termes d’isolation thermique, d’étanchéité à l’air, d’aménagement intérieur. Si à ce système architectural est ajouté une isolation supplémentaire, les performances thermiques de ces constructions sont incroyables.

Enfin, le bois peut être utilisé en parpaing. Nés de la tempête de 1999, les parpaings sont des rebuts, souvent locaux, extraits de billons de bois. Facile à mettre en place, il est environ 6 fois moins coûteux en énergie qu’un bloc de béton et cinq fois plus léger. Mis en place tels des « Lego », peu d’outils sont nécessaires : niveau, maillet, scie, perceuse, rabot. Les maisons passives les utilisent en double bloc.

Malheureusement ce type d’habitation, facilement possible en campagne, reste difficile à mettre en place dans les villes, faute d’espace.

La paille

Malgré son aspect peu sécurisant, la paille est un matériau tout autant solide que les autres. Une ossature d’une autre matière est nécessaire, comme le bois par exemple, pour rester dans une éco construction. Cette dernière est ensuite remplie de botte de paille enduites de chaux. L’épaisseur des bottes permet une épaisseur de mur suffisante pour une excellente isolation thermique et phonique. Tout comme l’argile, la paille est une ressource locale, bon marché et beaucoup utilisée dans les rénovations et constructions bioclimatiques puisqu’elle ne dégage aucune énergie grise lors de sa fabrication.

La terre crue

Facilement disponible, la terre crue permet une bonne régulation de l’humidité dans l’air. Elle est également un excellent matériau pour réduire les échanges de chaleur en conservant la fraîcheur en été et la chaleur en hiver. Elle a besoin de seulement 1,1 W/m.K pour une masse volumique de 2 000 kg/m3.

Elle peut être présentée sous forme de brique, à l’aide de paille, de sciure et copeaux compressés, et connaît une forte capacité de charge et est résistante à l’écrasement (130kg/m²). Les plus connues, les briques monomur ont un aspect alvéolé et sont naturellement isolantes. Résistances, elles sont performantes dans les constructions à haut niveau d’étages. Les inconvénients majeurs de cette brique sont son prix, bien plus élevé que celui d’une brique classique, et sa forte consommation d’énergie grise lors de sa fabrication.

Le chanvre

Le chanvre est une plante qui demande peu d’engrais, peu d’eau et qui pousse facilement. En construction, elle est mélange à la chaux pour se donner une matière semblable au béton. La matière première du béton de chanvre provient des déchets de l’industrie papetière et se nomme « la chènevotte ». Le fabricant principal, Yves Kühn, annonce une excellente capacité thermique de U = 0.25 W.m2. Ce « béton » est ensuite déposé entre des planches de coffrage, en attente de solidification. Une fois sec et solide, un enduit y est projeté, en intérieur et en extérieur.

Bauge – torchis

Pour finir, nous terminerons par le matériau le plus intéressant pour les constructions écologiques. Un mélange de terre et de fibres végétales est directement appliqué sur la fourche. On appelle ça la bauge. Elle peut également être additionnée de crin, bouts d’étoffes ou tessons. Les murs sont isolés de l’humidité au sol par soubassement maçonné et sont ensuite enduits de terre et de sable et d’un chaulage.

De composition similaire à la bauge, le torchis a beaucoup été utilisé dans les constructions à colombage. Il doit son nom à sa technique d’application : il faut torsader (torcher en vieux français) les brins de paille au limon argileux. Deux types de torchis existent. Soit il est fortement chargé en paille soit fortement en terre. Lorsque le torchis connaît beaucoup de terre et peu de paille, la densité est conséquente (1400kg/m3) et le coefficient de conductivité thermique peu attirant (1.05 W/m.k.). A l’inverse, s’il est fait de beaucoup de paille, il sera 4 fois moins dense (environ 350kg/m3) et un meilleur coefficient (0.12 à 0.15 W/m.k.)

Les deux méthodes demandent peu de pratique mais de la force. Les torches sont projetées d’un geste sec entre les ossatures pour y être coincés. Le torchis est ensuite battu et serré avec une taloche en bois. Une fois sec, des traces de terre peuvent être visibles sur les murs mais sont facilement effaçables à l’aide d’une brosse métallique.

Maison container

Utiliser des containers pour votre habitation, vous recyclez un produit en fin de vie, qui plus est, est très consommateur d’énergie pour le recycler.
Ces habitations peuvent, comme celles plus classiques, mettre en place des toits végétalisés, des panneaux photovoltaïques, des contenants pour récupérer l’eau de pluie. Leur esthétique peut être retravaillé à l’aide de revêtement spéciaux et elles peuvent autant être isolées, ventilées et chauffées que les maisons classiques.

Vous trouverez ici les équipements à prendre en compte pour une éco construction.

Les bénéfices d’une maison environnementalement responsable

– L’éco PTZ

L’éco prêt à taux zéro (l’eco-PTZ) est destiné à tous les individus (bailleurs ou propriétaires) désireux d’effectuer des travaux d’amélioration de performance énergétique (isolation, chauffage, etc.) dans leur résidence principale, achevée depuis plus de deux ans.

-Le bonus de constructibilité

Accordé aux bâtiments à énergie positive et aux bâtiments neufs à haute performance énergétique, ce bonus permet de bénéficier d’une augmentation de la surface constructible de 30%, maximum, sous certaines conditions.

-Les aides des collectivités locales

Selon votre conseil régional (renseignez-vous sur leur site internet), vous pouvez bénéficier d’aides, comme des prêts ou des subventions afin de réaliser des travaux d’amélioration de la performance énergétique ou d’acheter et installer des équipements performants ou utilisant les énergies renouvelables. Vous pouvez aussi bénéficier d’un allègement d’impôts par la réduction de la taxe foncière. En effet, les logements labellisés BBC (bâtiment basse consommation) peuvent bénéficier d’une réduction, partielle ou totale, pendant au minimum 5 ans, de leur taxe foncière, selon la politique communale de la ville.

Au final, à quoi ressemble une maison écologique ?

On vous a déniché un top de maisons écologiques juste ici
Et aussi une vidéo des 10 maisons insolites, où beaucoup sont écologiques : ici